Roos Spekto et son rétroviseur

Ami lecteur, je t’avertis, j’ai lu avec attention la super crème francophone de l’équipe philozique (dont je fais évidemment partie) et le palmarès hard rock/metal du collègue MA Rush avant de rédiger ma propre rétrospective. En est-ce une? Bah, vois ça surtout comme un regard dans mon rétroviseur 2018. J’assume avoir analysé bien des trucs écrits sur d’autres plateformes également et j’en viens à une conclusion frappante: les goûts sont une affaire bien personnelle! Évidemment, certaines oeuvres ressortent un peu partout, mais d’autres plaisent à un plus petit nombre de fans. Et parfois, il y a des trucs très populaires et estimés qui me laissent complètement indifférent. Ne compte donc pas sur moi pour te vanter les mérites des Ghost, Disturbed ou Greta Van Fleet de ce monde, ça n’arrivera pas. Trois bands dans les charts, comme bien d’autres, qui n’arrivent aucunement à susciter un engouement quelconque chez moi. Pas mauvais pour autant, mais ça ne provoque que tiédeur et ennui par ici…

Des bons albums en anglais, il en a plu des dizaines cette année. Particulièrement dans le stoner, le doom pis le post metal. Pas une grande cuvée pour le thrash par contre, mais on avait été gâté l’an passé. Du côté francophone, il y a toujours de belles prises mais il faut savoir les chercher. Les gros médias ne nous présentent pas souvent les artistes « peu formatés ». J’ai beaucoup d’admiration pour les groupes marginaux et pour les labels indépendants, ça prend de la passion et du guts parce que peu de gens aux poches pleines veulent aider.

Je commence par mon podium anglophone parce que trois albums m’ont solidement culbuté cette année. Mon coup de cœur provient d’Oslo et se nomme Wake. Un album extraordinaire qui m’a fait planer des dizaines de fois. La formation Leonov a réussi à m’amener là où j’arrive rarement, c’est-à-dire dans un univers émouvant, déstabilisant, mystérieux et paisible. Une perle plus brillante d’une écoute à l’autre. Cinq sublimes morceaux, quarante-trois minutes qui s’écoulement trop rapidement. Du grand art.

Lire: Beauté Planante

L’album qui a le plus joué dans la Spektomobile, c’est définitivement le Firepower de Judas Priest. J’en reviens juste pas que des gars de cet âge-là aient pondu pareil missile! Un son du tonnerre, des rythmes accrocheurs, des solos inspirés, la voix de Rob, etc. Tout y est, à part peut-être de l’innovation, mais nos attentes ne pointaient pas dans cette direction non plus. Voilà le seul album qui peut se vanter d’avoir tourné plus de 100 fois dans mes oreilles en 2018.

Le troisième album du podium est celui de Voivod. Sérieusement, The Wake m’a à la fois séduit et impressionné. J’aime ce groupe depuis longtemps, j’apprécie tous leurs albums même si certains me plaisent moins. Mais celui-ci est très haut placé dans mon estime. La touche Mongrain vient de propulser la formation à un autre niveau. Cette galette est de la bombe, rien de moins!

Lire: Et si l’album de l’année venait d’ici?

Si vous tenez tant que ça à connaître mes sept autres choix anglophones, vous me lirez la semaine prochaine!

Du côté francophone, je me range avec l’équipe philozique car Mass Hysteria a tout détruit avec son puissant Maniac. Mettons qu’en ajoutant Barrasso et B.A.R.F. ça fait un podium d’enfer. Bien d’accord avec tous les autres choix de la liste aussi, même si mon split préféré de PCT Musique a été le vol. 3. Notépok et Bauxite m’ont saprément aidé à évacuer quelques frustrations cette année et, en plus, ami Philozique, les six tounes sont en français tsé! Si tu veux en savoir plus, cher lecteur, lis la crème francophone de l’équipe philozique, je peux pas décrire mieux…

J’aimerais conclure cette chronique en te présentant la compilation francophone de l’année. Malheureusement pour elle, elle est arrivée trop tard en décembre pour être nommée partout. De la joie en musique que ce ZOO 3 produit par l’équipe Slam Disques. Un concept débile qui offre des reprises disjonctées tant sur le plan musical qu’au niveau des paroles (en français évidemment). Mes pièces préférées sont celles de Rouge Pompier (Depeche Mode), Athena (Wizo), Fuck Toute (Vent Du Mont Schärr), Ripé (Serge Gainsbourg), Oktoplut (Daniel Lavoie) et du collectif Slam Chicks pour la superbe finale de Darlin’. J’aurais pu te nommer celle de Guerilla Poubelle, d’autres auraient choisi la folie de Noé Talbot et Cie ou un autre cover; c’est ça la beauté de la chose: il y en a pour tous les goûts! Vas-y, fais-toi plaisir, choisis tes morceaux ou fais comme moi et adopte l’ensemble au grand complet!

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