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Francofun

Ouais, une belle cuvée des Francos cette 29e édition. Surtout pour la clientèle qui préfère son rock plus lourd, plus vite, plus sale et plus décapant que la majorité. Quatre prestations auront davantage attiré notre attention, un petit retour s’impose donc.

BARRASSO

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On a souvent vu Barrasso ces dernières années. Jamais trop d’ailleurs. Aux Foufs, au Turbo Haüs, à Vankleek Hill, au Théâtre Sainte-Catherine; du rock énergique et pertinent toujours bien balancé dans ta tronche avec nuance et progression. Les voir sur la grande scène Ford un samedi soir était un grand moment. Les gars en ont « bûché une shot » sur différentes planches avant d’en arriver là. Était-ce leur meilleur show en carrière? Non, mais possiblement l’instant le plus marquant de leur existence. Une foule impressionnante, une grande surface à remplir, un défi à relever. Ce défi a justement été relevé avec brio et autorité. Nous étions tellement heureux pour ces cinq gars qui ne se prennent pas pour d’autres, probablement aussi heureux qu’eux-mêmes d’être là. Des chansons bien rendues, un cover francisé pour l’occasion, des interactions sincères entre les pièces; du beau et bon Barrasso. N’étaient pas là le public habituel ni la puissance habituelle du band en petite salle, pourtant une communion s’est rapidement établie.

ROUGE POMPIER

Une heure avant la prestation de Barrasso, le duo composé des « frères Pompier » (Jess et Alex) devait s’exécuter sur la scène Loto-Québec. À peine quelques minutes avant le show, le parterre était si vide que cela en faisait peur. Heureusement, aux premiers accords de Jess, tels des pissenlits nocturnes sont apparus moult amateurs et curieux. Et pendant une quarantaine de minutes, Rouge Pompier a déchiré la quiétude du quartier en mille morceaux avec des pièces tirées majoritairement de leur petit dernier, Chevy Chase. Du bruit harmonieux à nos oreilles, c’est tout ce qui compte. Fuck les autres! Il y a bien eu cette escarmouche entre Kaptain Kustard et Roos Spekto, mais ça, on ne raconte pas ici. Pas le moment, pas la place. Surtout parce qu’on doit mettre l’emphase sur le dernier stretch du show. En effet, l’autre groupe rock à deux, Oktoplut, est venu en renfort pour ajouter encore plus de poids au son de Rouge Pompier. Ça sonnait en ta! aurait dit le Moose et nous l’aurions approuvé sans hésiter. Des tounes comme Bled et Rouge Pompier jouées par Oktopier ou Rougeplut, c’est encore plus fort, plus puissant, plus débile. Chapeau les boys!

OKTOPLUT

11

Bon, même si la formation nous a déjà prouvé de quel bois elle se chauffait auparavant, on se demandait bien comment elle allait se débrouiller sur la grande scène Ford par un gris lundi soir à 23h00. Okto qui? Okto quoi? Oui, Oktoplut, chers curieux! Ça veut dire quoi? Vous demanderez aux gars après le show, justement ça commence! Et dès le départ la puissance et la justesse du son de la guitare, de la batterie et des voix nous ont abasourdis. Mais comment ils font? Impressionnant, très impressionnant, avec ou sans le musicien invité au clavier hallucinogène d’ailleurs (désolé pour le nom manquant!) Plusieurs pièces de l’excellent album Pansements et cette sublime chanson, à peine sous la barre des 2o minutes, nommée La Sorcière de Roche. Du bonbon sur toute la ligne, relevé en toute fin par leurs compatriotes de Rouge Pompier venus leur rendre la pareille sur quelques morceaux, dont le très lourd Sous le Pont. Sérieusement, la révélation de ces Francos. On savait que Laurence et Mathieu étaient très bons, mais de là à performer lors d’un événement de cette envergure avec maîtrise et assurance… wow!

LES GOULES

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Dernier soir, dernier show. Grosse pointure sur la scène Ford. Les cinq goules colorées sont au rendez-vous. En grande forme. Les attentes sont bien hautes. Après un si long coma, le band nous a trop manqué, cruellement manqué. À défaut d’avoir pu les voir en (très petite) salle lors de leur récent passage à Montréal, voilà l’occasion d’aller vérifier si la machine est encore bien rodée. Croyez-nous, nous n’avons pas eu besoin de longues minutes pour constater que Les Goules sont encore au top de leur forme. Et l’ami Kouna n’a pas pris une ride. Une bête de scène. Un leader allumé. Des propos provocateurs et divertissants. Un humour grinçant. Mais les quatre autres goules savent également prendre leur place à leur façon. Les gars aiment clairement les pièces de leur dernier opus, Coma. Plus de la moitié de celui-ci sera joué. Au travers ces nouveautés, on nous présentera des classiques des deux premières galettes, l’album Les Animaux ayant été boudé cette fois-ci. Doit-on s’en plaindre? Pas du tout, il n’y avait que du bon pendant ces soixante minutes passées trop vite (même constat pour les trois groupes ci-haut d’ailleurs!) En fait, on a juste hâte de revoir Les Goules en salle au plus sacrant…

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4 réponses sur « Francofun »

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