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Les Trois Accords en dix joies

Il y a toujours quelqu’un à quelque part qui nous surprend avec un concept quelconque. Cette fois-ci, c’est la formation de Drummondville, Les Trois Accords, qui frappe un coup marketing avec le lancement simultané de dix clips pour promouvoir le dernier album, Joie d’être gai. Certains diront que la publicité de Boris pue et diminue l’intérêt artistique de la chose, d’autres crieront à l’idée commerciale de l’année. Peu importe, les dix pièces de l’album ont maintenant un support visuel et tout le monde est libre de les regarder ou pas. Houblon Philozique, ayant décidé de s’amuser avec le concept, a demandé aux cinq Houblongols de choisir leur clip préféré.

Rio: Ok, j’ai le premier choix, c’est moi le meilleur de toute façon! J’en profite d’ailleurs pour faire mon coming out. Tu penses tout de suite à Joie d’être gai cher lecteur prévisible, hein? No fucking way! J’ai choisi St-Bruno (nuit de la poésie III) parce que je suis né dans cette ville et qu’après quelques mois de thérapie j’ai accepté ce fait. Trève de détails personnels, je dois avouer que j’ai adoré ce plan de l’escalier dès le départ et je me suis reconnu dans ces mouvements spontanés du quatuor asiatique. Jouissif aussi ce passage où des bouteilles d’eau éjaculent un peu partout, mais pas autant que le gaspillage de papier hygiénique. Pourquoi? Parce que ça doit faire chier le Roos, l’homme à l’échelle de Bristol sensible. Clairement, cette séquence torchait! La fin est un genre de Spice Thai Girls discutable mais l’effort y était; bravo!

Roos: Calvaire que Rio est cave quand son taux de sucre est si élevé! Pour ma part, mon choix s’est porté sur J’épile ton nom. Voir plein de sympathiques barbus se la lâcher lousse sur des rythmes endiablés, c’est émouvant. On jurerait la confrérie des microbrasseries qui a décidé de se réunir pour permettre à ses membres de se défouler en exécutant du air drum affolant, à l’image d’une tribu primitive en pleine transe collective. De la virilité sur un hymne qui l’est si peu, ça doit décoiffer le Dubby qui prétend que plus un homme est poilu plus il est cochon…

Dubby: Méchant fatigant le Roos, comme ses ex le lui ont souvent reproché, il est toujours en train de ramener des propos insignifiants sur le plancher. Parlant de plancher, parlons du plancher de danse! Le clip de L’esthéticienne nous plonge dans une ambiance qui rappelle clairement celui de Bad de Michael Jackson. On sent la tension entre deux clans, les pouelles et les douchebags. Bon, on s’entend, le duel ne provoque aucune chorégraphie digne de ce nom, mais ça reste un moment fort dans la vidéographie du groupe. Ça me fait penser à mes belles années aux Foufs pis au Bleu est Noir quand tout le monde s’observait avant d’oser prendre d’assaut le dance floor…

Spitty: Bleu est Noir, Julie, french sur le dance floor, fantasme avec deux filles, merci Dubby! Je m’assume, tous les gars pensent vraiment comme moi sans l’affirmer, bande d’hypocrites, le meilleur clip et la meilleure toune: Joie d’être gai! Quel scénario cliché mais efficace sur le plan libido: tu joues au pool avec ton ami, tu manies la queue pour frapper les boules de façon à ce que ça rentre dans une poche, deux belles filles arrivent et fuckent la game, elles vous frenchent, les bobettes deviennent trop serrées, tu pars avec ton buddy acheter des drinks, tu reviens et les filles s’embrassent à gorge que pourra; wow! Et dans mon slip… euh… clip personnel, la fin est pas mal plus sexuelle. Je vous jure que je me gâte avec les demoiselles (jaloux mon Pousty? haha!) Mon chum de gars dans l’histoire? Il boira les drinks et prendra des photos s’il le veut…

Pousty: Pas jaloux d’un cracheur de ta trempe, au contraire ça m’arrivera bien avant toi! Continue de rêver petit homme… Mon clip préféré? Les dauphins et les licornes. Non seulement c’est la chanson la plus intéressante et éclatée de l’album, le clip offre en prime une version audio différente de cette pièce. Comment résister à un quatuor qui joue aux cartes et à un chanteur qui désire désespérément des fruits exotiques et du steak en face de sa version enrobée? La dernière fois que j’ai ressenti une si grande émotion, je crois que c’était lorsque j’avais dansé de façon lascive sur Closer de N.I.N. au Syndrôme il y a dix ou douze ans…

Merci les gars, je pense qu’on dormira moins niaiseux ce soir…

2 réponses sur « Les Trois Accords en dix joies »

Tabarnacle, c’mon Philosique, t’as le pantalon pogné dans chaîne : les dauphins et les licornes 🤔😲💩, je l’ai écouté 2 fois pour être sûr que je n’avais pas manqué qq chose mais non, des fourrures de qq part, des tapis de sheik, des fruits et du steak… pouêt pouêt calice! PS: il sort de oú le dauphin, ils en parlent pas avant la fin ?
Dépoussière metal church et ça presse 🎸 , de la vraie musique.

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