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chronique musique

Souvenir en vinyle vol. 2

1984 ou 1985? Dur à dire avec le temps qui a filé depuis. C’étaient de grosses années pour les jeunes voyous que nous étions, Pousty et moi. La vie nous permettait de passer des heures de qualité après nos obligations scolaires. La musique était au centre de notre existence, tout comme le sport et les mauvais coups. Un de nos moments préférés était le vendredi soir où nous syntonisions religieusement le 97,7 FM (CHOM 98) pour entendre les nouveautés proposées par l’animateur de l’émission The Metal File. C’est ainsi que nous avons découvert un joyeux paquet de bands et d’albums à mettre sur notre liste d’achats potentiels.

Le principal commanditaire de l’émission était le fournisseur des vinyles dont on entendait en primeur trois ou quatre chansons, j’ai nommé la célèbre boutique spécialisée Rock en Stock, sise au 1238 Crescent jusqu’à sa mort à la fin des années ’90 (ça mériterait un article un de ces jours!) Entre chaque album présenté, il y avait quelques publicités dont une du fameux temple où nous allions dépenser tout notre argent dans les jours suivant la sainte radiodiffusion. Cette fameuse publicité nous survoltait à souhait car derrière la voix qui vantait les mérites de l’endroit il y avait un passage musical savamment choisi, un solo endiablé qui nous ensorcelait à chaque fois. Nous souhaitions ardemment mettre la main sur la galette en question, mais encore fallait-il savoir de qui il s’agissait, n’est-ce pas?

Nous avons évidemment fini par demander au propriétaire (Michel Meese) ou à un des membres de Deaf Dealer qui travaillait là de temps en temps et la réponse était la suivante: Tokyo Blade et sa pièce Night of the Blade de l’album du même nom. Ça valait la peine de sortir un dix dollars de ma poche pour devenir l’heureux propriétaire de ce petit précieux. En passant, les vinyles coûtaient souvent entre 6,99$ et 8,99$ à cette époque…

Suis-je un gros fan de ce band britannique qui est apparu au plus fort de la N.W.O.B.H.M. aux côtés des Def Leppard, Iron Maiden et cie? Non. J’ai bien aimé l’album Tokyo Blade et le EP Madame Guillotine, mais je revenais toujours à ce Night of the Blade avec un plaisir inépuisable pour la face A même si la B n’a rien à lui envier. Le reste de la discographie m’est presque inconnu pour être honnête, peut-être que je devrais y prêter oreille, qui sait?

Et ce Night of the Blade est-il si bon que cela 37 ans plus tard? Oh que oui! J’ai encore un faible pour la pièce d’entrée, Someone to Love, des frissons pour Night of the Blade, le pied qui tape sur Rock Me to the Limit, une montée d’adrénaline sur Unleash the Beast et un sourire niais accroché au visage pendant Lightning Strikes (Straight to the Heart). Cet album a clairement influencé plein d’artistes et je ne serais pas surpris de savoir que Skid Row en fait partie. Ce rock lourd sorti en 1984 représente bien son époque sans être trop dépassé aujourd’hui, à la condition d’apprécier ce genre musical. Vic Wright apporte une touche additionnelle avec sa voix puissante dans les aiguës, du moins en studio (sans manquer de respect à Alan Marsh).

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