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chronique critique MA Rush musique

La réplique de MA Rush!

En tant que fan fini du groupe britannique Iron Maiden, j’attendais avec impatience ce 17e album studio du groupe, le premier depuis Book of Souls lancé en septembre 2015. L’attente en valait-elle la peine? La réponse est un gros oui. L’ami Guy semble avoir mollement aimé cette nouvelle oeuvre. Je sais pourquoi et je m’explique.

Ce Senjutsu est un long album de hard rock progressif. Steve Harris et Bruce Dickinson ont confirmé leur emprise sur la création de l’opus en citant dans les médias leur amour et l’influence de Jethro Tull.  Plusieurs morceaux du disque s’étendent sur une dizaine de minutes, avec des changements de tempos et des sections instrumentales à l’unisson… C’est vrai que pour celui qui reste fixé sur des chansons comme The Trooper ou Flight of Icarus, ça peut paraître déstabilisant. Ceci dit, ce virage prog de Maiden remonte à Brave New World paru en 2000 et beaucoup de fans, comme Guy et Philozique, s’ennuient encore de la glorieuse époque des années 80. La voix de Bruce n’est plus aussi puissante qu’en 1986 mais il se tire encore très très bien d’affaire.

La pièce éponyme me plaît de plus en plus, même si je partage l’idée de l’ami Guy que son placement en ouverture de l’album n’est pas la meilleure idée. La deuxième pièce, Stratego, avec sa basse galopante, aurait bien mieux lancé les hostilités.

The writing of The Wall m’a énormément plu car elle sort des sentiers battus. Adrian Smith a concocté un morceau de Southern-Rock progressif étonnant et accrocheur. Du bonbon.  La 5e pièce, Days of Future Past, est l’une des plus directes du disque avec son riff métallique qui a des dents: encore un morceau composé par Adrian Smith!

Le deuxième disque débute avec la ballade Darkest Hour, qui est pour moi une jolie trouvaille avec ses magnifiques solos de guitare. Les trois derniers morceaux, dont la superbe Death of The Celts, représente l’obsession de Steve Harris pour le progressif. Cette obsession ne me pose aucun problème car il s’agit d’une grande réussite!

Le seul bémol de cet album est le son. Kevin Shirley et Steve Harris ont encore de la difficulté à bien faire ressortir la puissance sonore potentielle des riffs de guitares. La distortion est un peu timide à mon goût et mériterait plus de mordant et de punch, contrairement à la section rythmique Harris-McBrain qui nous explose en plein visage.

À mes yeux, ce Senjutsu se classe facilement dans le top 10 des albums de Maiden, au même niveau que Seventh Son et Brave New World.

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