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chronique Roos Spekto société

Miroir, miroir…

Écrasé sur le banc arrière de la spektomobile, je somnolais presque quand la nouvelle à la radio s’est rendue à mon oreille. LA NOUVELLE. Comme le chantait si bien Tesla en 1989, THE PARTY’S OVER! Pourquoi attendre le 11 décembre ou le 15 ou la veille de la veille de la veille anyway, on le savait que ça finirait de même, non? Aussi bien regarder le miroir tout de suite au lieu de l’éviter. Objects are closer than they appear, c’est connu, c’est écrit partout. Le coussin gonflable se serait déployé dans ma face que l’effet aurait été le même. Pourtant, ouin, pourtant…

Je t’avais écrit le mois passé que j’irais voir mon père pour vivre un dernier noël ensemble, que j’en boirais quelques-unes avec mes potes sans faire le con, que je visiterais ma mère pis mes frères… Une éternité on dirait. Qui dit encore « Ça va bien aller »? Même les parfois jovialistes caquistes nous préviennent que les trois prochains mois seront les pires, on en est là.

À force de lire Jacques, Lise, Keven, Karen, Steve, Linda pis Marcel sur les réseaux asociaux, je suis moi-même infligé une descente du coude du troisième câble. En me réveillant de ma commotion cet après-midi, j’ai réalisé l’ampleur du mensonge. Le problème, c’est pas la Covid, ni la CAQ, ni le confinement, ni les autres. Le problème, c’est moi.

J’avais pas de blonde avant la pandémie, j’étais de mauvais poil contre le gouvernement, la job me faisait chier, j’allais pas voir mon frère Phil, je buvais trop, je me faisais sucer dans des ruelles pas recommandables, je négligeais ma santé, j’écrivais des sottises sur le net… pis je me suis pas pointé la face aux cinq ou dix derniers soupers de noël souhaités par mon paternel. Cette catastrophe planétaire m’a juste permis de splasher ma bouette personnelle sous et sur le tapis spécialement déroulé pour l’occasion. La marde était déjà là, la couche débordait, ça suffit les excuses, les nouvelles buttes du destin ne se comparent en rien aux montagnes que j’ai créées.

Je suis à la croisée des chemins, je fonce ou je me défonce, je me débats ou je m’abats, je joue ou je déjoue? 2020 achève, mais moi? Vivement 2021…

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