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chronique musique

Combat #7 – Pallbearer ou Mr. Bungle?

Pour ce nouveau comparo de novembre, deux bombes musicales: les récents albums de Pallbearer et de Mr Bungle.

Point de vue de MA Rush

Forgotten Days, le nouvel album de la formation américaine Pallbearer,  marque l’arrivée du groupe dans les ligues majeures sur l’étiquette Nuclear Blast.  Dès les premiers accords de la pièce ‘’Forgotten Days’’, on remarque à quel point ces musiciens sont devenus des maîtres du Doom Métal. Il y a quelque chose de langoureux, planant, harmonieux, lourd et tranchant dans leur musique. Sur les morceaux “Silver Wings” et  “Rite of Passage”, le groupe nous transporte en territoire Doom  Métal Progressif. Ceci dit, ma favorite de l’album est ‘’the Quicksand of Existing’’, du grand art! La production de Randall Dunn est vraiment sans faille. Les guitares traversent les haut-parleurs comme une scie à chaîne le ferait si bien dans une livre de beurre. Un album qui se retrouvera dans le top 11 de l’année de MA Rush…

Ceci dit, il y a encore mieux cette semaine! Je dois absolument vous entretenir au sujet d’une autre bombe musicale, à savoir le nouvel album de Mr Bungle : The Raging Wrath of the Easter Bunny Demo. Première parution du groupe depuis California en 1999, cette nouvelle rondelle, basée sur de vieux démos du milieu des années 80, est en fait un festival de Trash Métal Punk sans retenue. Le groupe bénéficie bien sûr de l’arrivée en grande pompe de Scott Ian à la guitare rythmique (Anthrax)  et de Dave Lombardo (Slayer) aux tambours. Tout au long de l’album, Mike Patton semble possédé et sa voix déchire tout sur son passage. Le guitariste Trey Spruance y va de son côté de solos qui décoiffent l’auditeur… Il n’y a aucun temps mort: des ‘’blast beats’’, des guitares rapides et, surtout, une impression d’être frappé en plein front par une massue. Cet album sera très haut dans le palmarès de fin d’année… Mes morceaux favoris sont Raping Your Mind, Methematics, Eracist et Sudden Death. Album jouissif s’il en est un, The Raging Wrath confirme encore un fois à quel point Mike Patton est un géant du Métal sous-estimé…

Point de vue de Roos Spekto

Philozique est-il tombé sur la tête cette semaine? Quand il m’a informé de ma mission, je suis un peu tombé à la renverse. Méchant malade ce gars-là! Deux super groupes, deux super albums, deux styles complètement différents. Un exercice complètement débile m’attendait. Je ne suis pas encore sûr de mon affaire après toutes ces journées…

Aussi bien commencer par mon plus grand décoiffement, je nomme donc Mr. Bungle. J’ai connu ce groupe en 1995 avec Disco Volante et j’avais un peu capoté ma vie tellement ça allait partout et nulle part à la fois. Après plusieurs écoutes, toute cette folie musicale me semblait enfin un peu logique. Puis j’ai acheté le premier disque éponyme qui m’a relativement plu avant de connaître en 1999 l’album California, le plus sage des trois (et celui que j’écoute le moins). Je ne connaissais pas The Easter Bunny Demo de 1986, je ne savais donc pas vraiment à quoi m’attendre. Par contre, avec Scott Ian et Dave Lombardo, j’aurais dû m’en douter. Résultat: une tuerie brutale et impitoyable! Peu à voir avec les trois autres albums sur le plan de la construction des pièces. Du thrash à l’esprit punkcore qui fait énormément penser à S.O.D., avec ou sans le clin d’oeil nommé Hypocrites / Habla Español O Muere. Du S.O.D. pimpé et mieux maîtrisé avec un Patton déchaîné qui met le pauvre Milano dans sa poche arrière sans se forcer. D’ailleurs, pour le fun, voici la version 1986 de Sudden Death; vive 2020 sur ce plan!

Là, je dois passer à Pallbearer. C’est presque criminel puisque la lenteur de ce doom fera passer le quatuor américain pour des modérés endormis après l’électricité hyperactive de Mr. Bungle. Si vous avez une plainte à formuler, adressez-vous directement à Philozique, pas à MA Rush ni à moi. Cela dit, après avoir fait un gros plein de violence, la pesanteur bienveillante de Pallbearer calme mon âme. Dans la continuité de Heartless, Forgotten Days propose de longues pièces qui bercent tendrement l’auditeur malgré la distorsion et la puissance dégagée. Une belle progression du groupe qui démontre son habileté à intégrer quelques éléments nouveaux à l’intérieur de ses pièces plutôt que de changer de style complètement sur un ou plusieurs morceaux. Pallbearer ne gagne peut-être pas le combat du jour, mais il ne s’est pas fait passer le K-O, loin de là!

Le gagnant du combat

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