La suite nommée Turkish Delights

Il y a deux ans, Fátima nous avait pris par surprise avec la parution de son envoûtant Moaner (lire chronique). L’arrivée de Turkish Delights susciterait-elle le même enthousiasme? Voilà la question que nous nous posions avant d’avoir plutôt rapidement notre réponse.

 

Une fois de plus, l’album frappe fort dès le départ. Charly Chang et Saliva Bath nous rappellent instantanément ce qui nous avait séduits précédemment, c’est-à-dire ce son, cette énergie et cette voix cobainesque. Il est toujours impossible de ne pas tracer un parallèle avec la belle époque du grunge en écoutant Fátima. Il y a cette voix, mais aussi ces rythmes qui peuvent autant évoquer le Nirvana d’avant Nevermind ou le Soundgarden des débuts. C’est d’ailleurs ce côté métal qui donne une autre saveur à Fátima. Se promener allègrement sur les frontières du stoner et du punk, frôler parfois le doom, napper le tout d’une sauce fuzzy orientale; voilà une recette plutôt unique en son genre.

Un peu de sirop avec ça?

Au final, ce deuxième opus est une belle suite de Moaner et un intéressant pas en avant. La réalisation est parfois un peu brouillonne, surtout au niveau de la batterie sur quelques morceaux, mais ce détail n’enlève absolument rien aux nombreux mérites de cet album.

En prime, le band propose cette très intéressante reprise de l’éphémère formation Pagan Babies sur son Bandcamp (cadeau de confinement); qu’attendez-vous pour plonger?

 

Turk

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