Sandveiss au sommet

Il y a des albums qu’on attend un peu plus que d’autres dans la vie. Ce Saboteur en faisait partie. Faisait car Sandveiss l’a enfin livré. D’ailleurs, faites-le jouer immédiatement pour bien comprendre la suite!

On a connu le band avec un peu de retard, en 2016 pour être précis. Save Us All et The Unspoken Speech avaient tellement frappé fort qu’un plongeon arrière s’était imposé; c’est ainsi que l’album Scream Queen avait trouvé sa place dans nos bureaux. Pas question cette fois-ci de perdre autant de temps avec le petit nouveau nommé Saboteur

Les gâteries musicales sont nombreuses cette année, mais peu nous ont autant plu que cette offrande du groupe de Québec. C’est vrai que le genre est dans notre palette, vrai aussi que nos oreilles sont toujours plus attentives quand il s’agit d’un groupe d’ici. Par contre, il faut savoir appeler un chat un chat quand on en croise un et c’est la même chose qui s’applique en musique quand on croise un si solide album. Ce Saboteur est une démonstration en sept morceaux d’une maîtrise impressionnante du genre stoner. Clairement inspirée par les années ’70 certes, la galette sonne néanmoins très actuelle grâce à une excellente production et à la voix imposante de Luc Bourgeois (pas souvent une force dans l’univers du stoner!) Les riffs gras des guitares ainsi que l’appui marqué de la basse et de la batterie dans la rythmique sont diablement contagieux, comme le prouvent nos nombreux hochements de tête et tapements du pied.

Si les sept chansons nous plaisent bien, il faut quand même souligner que deux d’entre elles ont fait énormément de ravage par ici. Tout d’abord la suave Sands of Time qui ouvre les hostilités avec lenteur, lourdeur et harmonie. Le ton est ainsi donné pour la suite de l’oeuvre. Puis il y a aussi cette majestueuse pièce de plus de neuf minutes intitulée The Masquerade. Un texte fort et mystérieux, des airs psychédéliques, des changements de direction, du poids et du planant, des envolées contrôlées et un solo digne de David Gilmour en cours de route; que peut-on demander de plus? Assurément dans notre palmarès de fin d’année. Merci Luc, Shawn, Maxime et Dzemal (parti depuis) pour cette belle suite de l’aventure!

You proclaim yourself innocent
While you’ve got blood on your hands
Too numb to feel and realize
That you’ve been part of the plan

Infected by your inner fears
Empathy has disappeared
While you claim

Let me tell them what’s inside
Let them know what’s on your mind
The now growing indifference
Might lead us all to our end

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s