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chronique musique Roos Spekto

La Petite Vite de Roos Spekto

Il paraît que la fin du monde est arrivée, du moins son commencement. Après l’élection de la CAQ, le pot est désormais légal au Québec. Quelle nouvelle est la plus hallucinante, je ne sais pas, mais je suis cependant sûr que dans le quotidien peu de choses changeront. On repassera pour l’apocalypse. D’ailleurs, je pense que c’est toujours un peu le même monde qui capote à propos de tout et de rien. On a survécu aux libéraux provinciaux, aux conservateurs fédéraux, aux défaites du Canadien (et de l’Impact et des Alouettes), aux pushers louches et à plein d’autres trucs pas d’allure; pourtant on voit un autre jour semblable au précédent lorsqu’au réveil ouvre les yeux…

Ne compte pas sur Roos Spekto pour te brasser la cage et te faire peur avec ce qui s’en vient, c’est pas mon genre et certains de mes amis sont meilleurs que moi pour le faire. Mon frère Rio, mon ami Guy et l’excellente Lyne Syder, qui se fait d’ailleurs assez discrète ces derniers temps, possèdent un meilleur sens de l’analyse et de l’extrapolation qu’un simple gars comme moi. Ils connaissent ça la politique, la philosophie, l’environnement et la drogue. Ces gens ont vécu plein d’expériences, se sont souvent retrouvés au cœur de l’action, ont plongé dans le fond du sujet (et parfois du baril), ont osé taquiner les dangers de l’abus et, surtout, n’ont pas vraiment la langue dans la poche. Ceci dit, ça ne prend pas un doctorat pour comprendre que la (sur)consommation humaine est en train d’étouffer la planète, on y reviendra avec ces gens-là un autre jour si tu veux bien. Philozique me paie d’abord et avant tout pour te raconter des affaires reliées de près ou de loin à la bière et à la musique, principaux sujets de son blogue à vocation divertissante.

Ce qui m’amène à te raconter ma dernière soirée avec le Soldat. Vois-tu, le pauvre gars écrit aussi une chronique sur cette plateforme même si la communication n’est pas son fort. Une remarquable rubrique remplie de souvenirs surprenants des années ’80. Peut-être qu’un jour les années ’90 seront dans sa mire, mais comme son étoile avait déjà perdu un peu de son étincelant, ça se pourrait qu’il nous fasse languir un bon moment avant de s’y rendre. Anyways, je voulais te dire que j’ai passé une maudite belle soirée avec le Gros. On a bu quelques litres de beaux produits en tentant de nous souvenir correctement de notre dernière virée avec Gia et Eva, deux démones derrière leurs saintes apparences. Tu dois comprendre quelque chose tout de suite, cher lecteur. Pousty et moi trinquons parfois allègrement, mais nous n’avons aucun problème de consommation. Toutefois, il nous arrive d’abuser un brin ou deux. Sans perdre le contrôle bien entendu. Par contre, quand des pécheresses se mettent de la partie, il devient difficile de suivre la ligne habituelle. Ce qui est survenu il y a quelques semaines…

Calme immédiatement ta joie, lecteur émoustillé, je ne te dévoilerai pas les détails que tu espères tant, je te laisse le bonheur de les imaginer. La réalité n’aurait pas assez de piquant pour toi de toute façon. Comprends-moi bien, ce n’est pas parce qu’on a bu quelques pintes et shooters de trop qu’on a mal agi. Et pas parce que la soirée s’est terminée à 7h00 du matin non plus. Et pas parce que le Soldat a dansé torse nu sur Enter Sandman à la VV Tavernä non plus. Et surtout pas parce que mon frère en transe a essayé de nous frencher sur le danse floor (VV pour Voile et Vapeur?) en compagnie d’une inconnue qui était tellement souriante avant de recevoir une douche alcoolisée, gracieuseté Eva, non plus. En fait, je veux tout simplement t’expliquer que mon pote n’est pas un maître de la communication et que ça ne l’empêche pas d’écrire de poignants récits de jeunesse. Par contre, ça lui nuit parfois dans son couple. Comme ce soir-là où mon cher ami n’a pas cru bon tenir au courant sa douce, par un appel ou un texto, qu’il ne serait pas de retour pour le talk-show de fin de soirée, ni pour la partie de fesse du samedi, ni même pour le déjeuner dominical. Pas plus fin, le lui faire penser ne m’a jamais effleuré l’esprit. Parce que je n’ai pas vu le temps filer, les pintes s’accumuler, la folie du moment s’emparer de nos âmes. Les démones nous avaient ensorcelés, la réalité n’existait plus.

J’en reviens à mon intro et je veux que tu saisisses l’essence du message que j’essaie de te passer en douceur avec ce récit. La CAQ et le pot, tout comme les diablesses ci-haut mentionnées, ont beau contribuer à rendre ce monde chaotique, mais la véritable apocalypse humaine réside à l’intérieur de chacun de nous. Nous sommes la clé d’un monde meilleur. L’équilibre harmonieux ne peut se maintenir que si chacun contribue à sa façon, du mieux qu’il le peut. Alors Pousty et moi reverrons-nous un jour ces diablesses? J’espère que je n’ai pas à répondre à cette question, n’est-ce pas? Et surtout, cesse d’avoir peur de tout, timide lecteur. Va, fonce… et dorénavant pose les bons gestes!

 

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