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Cyclope voyageur

Le Houblon Philozique se fait parfois (souvent) prendre à son propre jeu. Le plaisir de découvrir et de partager amène son lot de surprises, de détours, de destinations inattendues. On roule sur une autoroute tout ce qu’il y a de plus droite, sans trop comprendre on bifurque vers un chemin en spirale puis on se retrouve à pied dans un labyrinthe sans fin. Au lieu de chercher la sortie ou de revenir sur ses pas, on préfère explorer les diverses avenues. De nouveaux horizons se mêlent à des lieux déjà visités, les sens s’éveillent, l’esprit voyage; le temps n’existe plus.

cyclope-Delta

La dégustation de la dernière Cyclope de Dunham, la Cyclope Delta, m’a replongé dans mes souvenirs. Ses touches de pamplemousse, de pin et de kiwi m’ont-elles inspiré à ce point? Ou peut-être juste son nom? J’avais en tête les paroles de Souriez (Caféïne), chanson qui traite de la surveillance (imaginaire?) par caméra. Dans le but de nous protéger ou de nous épier? Le narrateur aux tendances schizophréniques semble pour sa part supplier son cyclope de le protéger de ses propres vices…

 

En cherchant en vain sur la toile un clip de cette pièce pour préparer mon pairing Dunham-Caféïne, j’ai vu et revu bon nombre de vidéos de Xavier Caféïne et de plusieurs autres artistes francophones par la même occasion. Ce furetage s’est poursuivi un certain moment dans la joie et l’allégresse. Puis, une détonation interne ressentie par mon âme a provoqué une perte de contrôle lorsque mes yeux ont aperçu dans un petit rectangle le visage de Keith Kouna et le mot Napalm. Cette pièce me fait tellement vibrer à chaque fois, allais-je cliquer sur le lien? Bien sûr…

Cette poésie, cette puissance des mots, cette beauté musicale, cette sensibilité à couper le souffle, cette vulnérabilité assumée; putain de Napalm, tu m’as ensorcelé comme toujours. Maintes écoutes en boucle, maintes lectures de ton sublime texte. Où allais-je au juste? Où suis-je rendu? Je ne sais pas, je ne veux plus savoir. Je suis immobilisé ici, sur les terres éthérées de l’unique Kouna. Je devrai ressortir mon album Du Plaisir et des Hommes, puis les autres, sans oublier ceux des Goules, mais en attendant que mon âme me le permette, je demeure ici, heureux prisonnier, dans cet émouvant tourbillon.

Toucher tes étoiles
Du bout de la langue
Le cœur en cavale
Sous les palmiers de tes hanches
Déchirer la voile
Effeuiller le temps

Perdre les pédales
Déserter les rangs
Semer la pagaille
Et sauter dans un toboggan
Quitter la parade
Bousiller ses chances
Danser sur la table
Dans le théâtre qui flambe

Et toi, cher lecteur, peux-tu retrouver facilement tes esprits après cette écoute et poursuivre ton chemin initial sans détour?

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