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chronique MA Rush musique

Le TOP-11 2020 de MA RUSH

L’année 2020 a mal commencé avec le décès totalement inattendu de l’un de mes héros musicaux, le grand Neil Peart, au début de janvier. Le printemps s’annonçait plus heureux avec mon périple à Londres et Paris mais le maudit Rona est venu frapper comme une tonne de briques, le 12 mars… Au moins, le Rock et le Métal n’ont pas quitté mes oreilles, même si certains albums ont été difficiles à obtenir en format physique durant le confinement. L’année 2021 sera meilleure, et on devrait pouvoir assister à RAMMSTEIN au mois d’août prochain, au Parc Jean Drapeau.

En 2020, j’ai beaucoup aimé les nouveautés de Blue Öyster Cult, du projet Glam Métal Black Swan, de Sons of Apollo, de Spirit Adrift et de Pallbearer. J’ai par contre encore plus aimé les 11 albums suivants : un palmarès qui repose essentiellement sur le réconfort en cette année de merde!

11.  Lamb of God, Éponyme (Epic)

Lamb of God's Self-Titled Effort Is the Album of Their Career | Review |  Consequence of Sound

Le groupe a un nouveau batteur, Art Cruz, mais un son qui a peu changé. Cet album éponyme sonne comme du bon Lamb of God et Randy Blythe est en grande forme. Le peu  de ‘’voix propres’’ m’a un peu surpris par contre. J’ai adoré que Randy décoche plusieurs flèches envers Trump et la droite républicaine américaine. Les faits saillants du cd sont Memento Mori, Checkmate , Ressurection Man et l’excellent duo avec Chuck Billy, Routes. Pas aussi  bon qu’ Ashes of the Wake paru en 2004, mais reste que ce nouvel album des maîtres du Groove Métal est très solide.

10. John Petrucci, Terminal Velocity (Sound Mind Music)

John Petrucci | Louder

Cet album instrumental du guitariste virtuose de Dream Theater se retrouve dans mon top de l’année parce qu’il est un plaisir à écouter. De plus, Petrucci a invité son ami Mike Portnoy, l’ex-batteur de DT, pour venir tenir le rythme sur les 9 pièces qui composent cet album mélodique, technique et surtout accessible. Oui, Petrucci décoiffe avec ses solos, mais il peut aussi pondre de jolies mélodies et des super riffs de guitare. Les pièces Terminal Velocity, Gemini, Out the Blue, Glassy-Eyed Zombie et Snake in My Boot m’ont énormément plu. De plus, Petrucci a engagé Andy Sneap de Judas Priest pour s’occuper du mixage qui est vraiment parfait. Le ‘’shred’’ est bien vivant en 2020!

9. AC/DC, Power Up (Columbia)

AC/DC, Springsteen, Dylan : trois albums, avec nos meilleurs vieux ! -

On croyait le groupe mort après le départ de Brian Johnson en 2016 (à cause de problèmes d’ouïe) et la retraite du bassiste Cliff William. Des rumeurs sont apparues en 2018 sur un possible retour et vlan, les gars nous ont sorti cet album à l’automne 2020 sans avertir. Il est clair que la bande à Angus Young sonne encore comme avant, sans se renouveler. Ceci dit, l’album m’a mis un sourire sur le visage et j’ai souvent tapé du pied en l’écoutant. Brian Johnson possède toujours sa voix casse-nouilles typique et Phil Rudd a toujours du swing dans son jeu de batterie. L’album comprend encore des idées de riffs du défunt Malcolm Young.  Mes chansons favorites sont Realize, Shot in the Dark, Throught the Mist of Time et Demon Fire…  Il s’agit d’un album positif et sans prétention qui met du soleil dans la grisaille de cette fin d’année.

8. Armored Saint,  Punching The Sky (Metal Blade)

Armored Saint - Punching the Sky Review | Angry Metal Guy

J’ai découvert Armored Saint cette année et je suis devenu un fan. Après avoir écouté leur classique de 1987 Raising Fear chez l’ami Roos, je me suis procuré ce nouvel album et je n’ai pas été déçu. Nous avons affaire à un album de solide Hard Rock avec la puissante voix de John Bush,  une production moderne et des chansons très accrocheuses. La première du disque, Standing on the Shoulders of Giants, donne le ton à l’album qui n’a pas vraiment de longueurs… End of the Attention Span, Lone Wolf et Missile to Gun frappent aussi rapidement l’imaginaire et deviennent des vers d’oreilles après seulement quelques écoutes.  Un album de grande qualité de ces vétérans qui semblent s’amuser encore après presque 40 ans dans le métier…

7. Mr Bungle, The Raging Wrath of the Easter Bunny (Ipecac)

Album Review: MR. BUNGLE The Raging Wrath Of The Easter Bunny Demo

Il s’agit de la première parution du groupe depuis California lancé en 1999. Inspiré de vieux démos du milieu des années 80, cet album est en fait un festival de Trash Métal Punk. Le groupe profite de l’arrivée en grande pompe de Scott Ian (Anthrax) et de Dave Lombardo (Slayer).  Tout au long de l’album, Mike Patton est possédé. Le guitariste Trey Spruance y va de solos de guitare décoiffants. Rempli de ‘’blast beats’’ et de guitares rythmiques rapides, l’album donne l’ impression de nous frapper comme une massue. Mes morceaux favoris sont Raping Your Mind, Methematics, Eracist et Sudden Death. Long-jeu jouissif qui donne le goût de plaquer la Covid contre le mur…

6.  Haken, Virus  (Inside Out)

Album Review: HAKEN Virus

Paru à la fin de juillet, Virus, le nouvel album de la formation progressive britannique Haken, se veut la suite conceptuelle de Vector, précédent opus paru en 2018. L’histoire de l’album Virus se déroule en fait 20 ans après les tribulations du patient catatonique de Vector avec son docteur qui lui offrait des traitements psychiatriques. L’histoire se situe dans les années 70 et elle explique aussi un mystère de l’album The Mountain paru en 2013 : qui est le fameux Cockroach King.  En effet, la suite de 17 minutes, Messiah Complex, dévoile l’identité du personnage tout en renversant l’auditeur par sa complexité. La première pièce, Prosthetic, avec son refrain accrocheur et ses guitares à la Meshuggah, frappe l’imaginaire. Canary Yellow, avec ses sonorités à la Radiohead, est vraiment surprenante. Le groupe a vraiment frappé un coup de circuit avec cet album, possiblement parce ce qu’il a misé sur le fait de construire des morceaux souvent brutaux mais toujours accrocheurs, tout en élaguant les trop longs solos des longs jeux  précédents. Haken est à mon humble avis le groupe no.1 du prog-métal en ce moment.

5. Corey Taylor, CMFT, (Roadrunner)

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Premier long-jeu solo du chanteur de Slipknot/Stone Sour, ce CMFT en a déstabilisé plusieurs cette année. En effet, Taylor, qui a presque tout écrit et composé, a pondu un album Hard Rock aux influences des années 70 et 80, avec des touches de Glam Métal, de Country et de Rap. Personnellement, j’ai trippé sur cette rondelle qui m’a mis un sourire dans le visage à plusieurs reprises. Un album parfait pour rouler en voiture et rempli de chansons accrocheuses. La production de Jay Ruston est excellente et les musiciens qui accompagnent Taylor, dont le guitariste de Stone Sour Christian Martucci, font un travail plus qu’adéquat. Les chansons qui m’ont accroché le plus sont HWY 666, Black Eyes Blue, Meine Lux, Culture Head et la ridicule mais non moins amusante CMFT Must Be Stopped…

4. Testament, Titans of Creation (Nuclear Blast)

Album Review: TESTAMENT Titans of Creation

Durant leur tournée européenne du début mars, le chanteur Chuck Billy a contracté la Covid-19. À notre plus grande joie, il s’en est sorti sans trop de problèmes malgré certains antécédents de santé. La sortie du nouvel album a pu avoir lieu sans retard au printemps. Ce disque, successeur de Brotherhood of the Snake, est encore une fois une collection d’excellents bruits. Les compostions d’Éric Peterson sont toujours très solides et Gene Hoagland est toujours le métronome humain à la batterie. Les solos d’Alez Skolnick sont toujours aussi bons. Surtout, le son est superbe sur cette galette, ce qui manquait à Testament à la fin des années 80. Il faut surveiller sur ce disque les morceaux  Children of the Next Level, WWIII, Night of the Witch, Symptoms et Code of Hamurabi qui sont déjà pour moi des classiques de la formation de Berkley, CA.

3. Ozzy Osbourne, Ordinary Man  (Epic)

Ordinary Man: Ozzy Osbourne: Amazon.fr: Musique

Lancée au début de l’année, cette nouvelle rondelle du Prince des ténèbres a été une agréable surprise. Accompagné du producteur et guitariste/compositeur Andrew Watt, de Duff McKagan à la basse et de Chad Smith à la batterie, Ozzy a offert une jolie collection de chansons mélodiques et accrocheuses. C’est vrai que les textes sont bourrés de clichés et que le rire démoniaque d’Ozzy fait un peu clownesque, par contre, ce disque semble avoir été produit avec une immense joie et beaucoup de plaisir et cela paraît dans les chansons qui sont contagieuses. Je suis tombé sous le charme de Straight To Hell, All my Life, Under the Graveyard, Scarry Little Green Men et la ballade-duo avec Elton John, Ordinary Man. L’absence de Zakk Wylde ne paraît même pas. Il s’agit à mes yeux du meilleur album d’Ozzy depuis No More Tears, rien de moins…

2.  Deftones, Ohms (Reprise)

Deftones' New Album, Ohms: Everything We Know So Far — Kerrang!

Avec Ohms, les Deftones ont marqué un but dans le ‘’top corner’’. Un album direct, puissant et accrocheur avec une production et un mix  impeccable de Terry Date. Il est très difficile de trouver des défauts à cette rondelle. Le guitariste Stephen Carpenter, qui est un drôle de pistolet dans la vie avec ses déclarations loufoques, s’est vraiment appliqué à pondre des riffs mémorables. Chino semble être possédé tout au long de ce disque. J’ai même beaucoup apprécié les petites touches de synthétiseurs sur l’album. Genesis, Error, The Spell of Mathematics et Ohmms sont les chansons qui m’ont frappé. Le disque est sombre et représente parfaitement l’esprit ambiant de la pandémie…

1. Trivium, What the Dead Men Say (Roadrunner)

Trivium – What The Dead Men Say (Album Review) – Wall Of Sound

Mon album de l’année 2020, lancé en plein confinement au printemps. Je suis vendu à ce groupe, c’est vrai. L’aspect mélodique et le côté dramatique du long jeu m’ont totalement séduit, encore une fois.  Il y a de très solides performances musicales sur ce Trivium avec de super solos. Matt Heafy et ses camarades jouent beaucoup sur l’importance d’avoir des refrains accrocheurs et mélodiques. Les gars de Trivium font réfléchir sans craindre d’aborder le sujet des relations amoureuses (Bleed Into Me, Sickness Unto You) en y mettant leur touche Groove-Thrash Métal. Sur d’autres pièces comme The Catastrophist et What the Dead Men Say, la dimension dramatique ressort beaucoup.  La production de Josh Wilbur est cristalline, tout comme sur l’album précédent, The Sin and the Sentence. J’espère les voir en concert en 2021…

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