Combat #3: Iron Maiden ou Judas Priest?

Certains lecteurs ont proposé des idées croustillantes pour cette très divertissante chronique, nous en avons retenu quelques-unes qui se démarquaient. Parmi celles-ci, une confrontation entre deux albums mal-aimés de bands légendaires. Autant pour Virtual XI que pour Demolition, le chanteur vedette n’y était pas… Qui gagne la bataille, Iron Maiden ou Judas Priest?

Le choix de MA Rush: Iron Maiden

Iron Maiden - Virtual XI | Releases | Discogs

Pour ce 3e comparo de la saison, le premier ‘’historique’’,  j’ai choisi Virtual XI de Maiden, paru en 1998, aux dépens de Demolition de Judas Priest, paru en 2001, pour une seule raison, l’aspect mélodique…

Je dois avouer d’emblée avoir découvert les deux albums de Judas Priest sans Rob Halford sur le tard, d’autant plus qu’ils sont discontinués et que ma mauvaise foi faisait en sorte que je ne voulais même pas les entendre.  Ainsi, parmi ces deux albums avec Tim Ripper Owens au micro, j’ai donc préféré Jugulator à Demolition! Il est quand même difficile de vraiment descendre Demolition car il y a malgré tout du bon matériel très bien exécuté sur cet album, comme les chansons Jekyll and Hyde et Machine Man… La voix de Ripper Owens y est parfaite. Par contre, il manque un petit quelque chose comme des refrains accrocheurs et une implication plus importante du guitariste  Kenneth Downing, qui semble avoir laissé toute la place ou presque à Glenn Tipton pour la composition des pièces et la production, peut-être un peu trop NU-Métal à mon goût.

En 1998, Iron Maiden lançait Virtual XI, 2e album avec Blaze Bayley derrière le micro. Loin d’être un classique de la discographie de Maiden, ce disque renferme quand même quelques chansons très solides, dont une devenue un classique du groupe. En effet, The Clansman, écrite par Steve Harris et faisant référence à William Wallace et aux conflits historiques entre l’Écosse et l’Angleterre, est encore jouée en concert par le groupe. Elle suscite toujours de fortes réactions, encore plus évidentes maintenant que Bruce Dickinson l’a fait sienne.  La première pièce, Futureal, co-écrite par Bayley, débute très bien l’album. Le 5e morceau, When Two Worlds Collide, renferme aussi une jolie mélodie, tout comme The Educated Fool, la 6e pièce. Virtual XI est un album très respectable et les mélodies lui donnent à mes yeux une petite longueur d’avance sur l’album Demolition de Priest.

 

Le choix de Roos Spekto

Judas Priest - Demolition | Releases | Discogs

Le lecteur qui a pensé à cette confrontation mérite tout mon respect. Pas certain que Philo aurait eu ce flash. Deux albums que je respecte beaucoup et que j’ai énormément écoutés. Par contre, je dois être honnête ici, la rondelle de Priest a joué pas mal plus longtemps et il m’arrive régulièrement de la dépoussiérer contrairement à celle de Maiden. D’ailleurs, en me la claquant tantôt, je me suis demandé à quand remontait ma dernière écoute de Virtual XI; je n’ai toujours pas trouvé la réponse. De bons morceaux, certes, surtout le très sous-estimé The Educated Fool, mais peut-être un certain manque d’âme dans l’ensemble et une réalisation sans éclat. Les années ’90 ne sont pas les plus glorieuses de la formation surtout après l’imposante décennie précédente.

J’en reviens donc à ce quatorzième album studio de Judas Priest, deuxième avec le très talentueux Tim Owens au micro. Demolition n’a pas été un grand succès, pourtant il y a du bon et du très bon pendant ces soixante-dix minutes de rock lourd et contagieux. Machine Man déchire, One on One, Hell is Home et Feed on Me restent rapidement dans la tête et In Between est une de mes chansons préférées du band. La voix de Tim est dans la même palette que celle de Rob, la réalisation de l’album est moderne et sur la coche, certains solos sont dignes de mention et la galette est loin d’être une copie du catalogue précédent, peut-être malheureusement un défaut aux oreilles des puristes. Perso, j’aurais peut-être conclu l’oeuvre avec la douce Lost and Found, coupant les deux dernières pièces au passage, ce qui aurait permis à l’ensemble de respirer un peu plus, mais il s’agit là de mon seul bémol.

Écoute le soundcheck de Machine Man avant un show en 2002, ça va te donner une bonne idée du pourquoi cet album me fait encore vibrer!

 

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