Voyage dans le passé vol. 2

Une chronique signée Pousty

L’image contient peut-être : 1 personneCette fois-ci, je revisite 1987 avec vous. Une maudite belle année où de la bonne nouvelle  musique sortait à chaque semaine et les jeunes dames me tournaient régulièrement  autour, probablement à cause de mon abondante chevelure et de mes impressionnants mollets. Je sais, Roos voudrait que je vous parle de Celtic Frost et de son grandiose Into the Pandemonium ou du monumental Raising Fear de la formation  Armored Saint, mais Philozique lui-même s’en est chargé dans le cas du premier (ici) et s’en occupera dans le cas du second. J’ai passé à deux doigts de choisir The Legacy de Testament, mais par honnêteté intellectuelle, je me suis dirigé vers les deux groupes qui m’ont le plus fait vibrer cette année-là, c’est-à-dire Anthrax et Mötley Crüe.

Je sens que vous riez déjà de moi, surtout avec Crüe, mais j’assume pleinement cette époque de ma vie. Tout le monde a déjà été jeune, n’est-ce pas? Et Crüe en 1987, c’était pas impertinent comme en 2018; non mesdames et messieurs. C’était la vie du moment pour un ado. Ça sentait le party, la boisson et le sexe. Sûrement la drogue aussi, mais ce bout-là ne m’attirait pas. Je préférais me saouler la gueule avec de la bière commerciale et du cidre de piètre qualité; ça allait avec mon budget et mes goûts peu développés. Et si je voulais qu’il me reste un peu de fric pour aller aux danseuses avec l’ami Beaupré…

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D’ailleurs, l’album Girls, Girls, Girls était carrément un hommage aux danseuses d’après moi, hommage étant un bien grand mot car cette mentalité n’a plu sa place de nos jours. C’était malheureusement chose normale pour un jeune rempli de testostérone de voir les femmes comme de simples objets de désir, placées ça et là pour assouvir nos sales appétits sexuels. Remarquez ici que je ne juge pas toute l’industrie « sexe pour adultes », sachant qu’il y a toutes sortes d’honnêtes gens des deux côtés (travailleurs et travailleuses / clients et clientes), mais bien l’attitude masculine avec son complexe de supériorité (ou son nombrilisme phallique).

Je m’éloigne de mon sujet en pensant à toutes ces soirées folles au Super Sexe (et aux autres clubs du centre-ville) alors que je n’avais pas encore atteint l’âge adulte. Ce Girls, Girls, Girls mérite mieux que mes anecdotes semi-croustillantes. Il arrivait après le décevant Theatre of Pain, album moelleux à souhait. Roos avait déjà quitté le navire, j’ai plutôt continué d’y croire et ce vinyle (ainsi que le suivant deux ans plus tard) m’aura donné raison. Crüe possédait encore du bon jus dans ses veines, il fallait l’extraire de façon adéquate. Wild Side, Girls, Girls, Girls, All in the Name of… et la mystérieuse Nona; en plein dans ma palette libidineuse!

J’avoue que ça ne vieillit pas très bien en le réécoutant à l’instant, mais c’est ça qui est ça, ok? Pis en 1987, c’était hot pas à peu près, comme la mère à Spitty d’ailleurs, mais ça, c’est un autre sujet! Je m’attarderai donc à mon second groupe du jour, j’ai nommé Anthrax. Superbe groupe new-yorkais qui nous avait présenté deux petits bijoux cette année-là: Among the Living et I’m the Man.

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Among the Living est venu confirmer la progression fulgurante du band après le désarmant Spreading the Disease. Joey Belladonna a bel et bien pris sa place au micro, on ne le considère désormais plus comme le successeur de Neil Turbin (ou de l’éphémère Matt Fallon). Plusieurs titres sont devenus des classiques: Among the Living, Caught in a Mosh, I Am the Law et Indians. Anthrax arrivait avec du metal différent, genre d’hybride entre le thrash et le punk hardcore, chose plutôt rare à cette époque. Le mélange des styles provoquait de bien drôles de réactions dans la foule peu habituée à ces côtoiements. Et quand le band a osé sortir ce EP nommé I’m the Man, une nouvelle dimension s’offrait à nous: du fucking rap metal!!! Certains ont crié au scandale, d’autres ont vanté leur génie. Peu importe, c’était bon et divertissant. Du folk juif à la sauce rap metal; pourquoi pas? Avec des emprunts à Beastie Boys, on en rajoute une couche. Fuck les normes et les traditions, on fonce tête devant! Jouissif que je vous dis, sauf au maudit show du Spectrum le 1er août…

En effet, ce fameux soir du 1er août, excité comme un doré dans une chaudière neuve, je me suis fait refuser l’entrée au Spectrum car je n’avais pas 18 ans. Beaupré et Roos avaient pourtant réussi à franchir les tourniquets avec leurs fausses cartes. Fuck them, je suis allé noyer ma peine au Super Sexe pendant que ces deux-là devaient s’amuser comme des petits fous. Je me suis payé deux 50 que j’ai longuement tétées pis une danse sympathique avant de retourner les voir devant le Spectrum. J’étais déçu mais je ne pouvais leur en vouloir. Cependant, je dois vous avouer que j’ai ressenti un certain bonheur en apercevant Roos sortir du bar. Non pas parce que je m’ennuyais tant que ça de lui, mais surtout parce que le karma avait frappé. En effet, marchant nonchalamment en ma direction, Roos se tenait le côté droit de la tête. L’amigo s’était fait décoller quelques millimètres d’oreille et sa peau rougeâtre me faisait bien sourire…

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