Dans les écouteurs

La formation britannique Tesseract nous a récemment offert son quatrième album intitulé Sonder. À la voix, c’est le retour de Daniel Tompkins (présent sur l’album One). Restera-t-il longtemps cette fois-ci? Tesseract nous a habitués à des surprises de ce côté-là, n’est-ce pas?

Sur Sonder, Tesseract délaisse un peu la surabondance progressive pour aller jouer dans des plates-bandes plus accessibles et, surtout, davantage planantes. Cette impression de voyager dans l’espace nous habite du début à la fin. Certains trouveront la facture globale trop propre, trop moderne et trop aérée alors que d’autres préféreront cette nouvelle voie. Les passages lourds sont très bien exécutés, rappelant les influences métalliques du band. Un album court (36 minutes) qui se laisse facilement apprivoiser.

******

Zeke, oui Zeke, est de retour dans les bacs avec ce Hellbender grinçant et décapant à souhait. Les Américains arrachent tout sur leur passage avec leur rock and roll endiablé. Du Motörhead speedé aux hormones punk, voilà l’étiquette la plus juste probablement. Un groupe qui peut se glisser autant dans une soirée punk que métal sans froisser un camp ou l’autre. Blind Marky Felchtone est encore en très grande forme et ses nouvelles compositions sont fidèles au passé du groupe, 25 ans déjà! All the Way, Two Lane Blacktop, Burn, Goin’ Down, Devil’s Night… la liste est longue (15 morceaux) mais les 20 minutes de l’album vous obligent à écouter le tout plus d’une fois!

******

Dans la catégorie album bizarre de l’année, les joyeux drilles de Melvins méritent d’être en haut de la liste. Pinkus Abortion Technician est le nom de l’oeuvre; ça donne le ton! Pinkus en l’honneur de Jeff Pinkus qui se greffe au trio (Buzzo, Crover, McDonald) sur cette galette pratiquement sienne. En effet, le bassiste invité a des crédits de composition sur 4 titres (dont deux composés entièrement par lui) en plus des deux reprises (Graveyard et, en partie, Stop Moving to Florida) de son principal band, Butthole Surfers. Quant à Abortion Technician, il s’agit d’une référence à l’album des Butthole Surfers, Locust Abortion Technician, album d’ailleurs vénéré par nul autre que Kurt Cobain, ami de longue date des Melvins…

Du grunge expérimental aux allures flyées et à la lourdeur contrôlée. Pinkus ajoute pour sa part un élément de folie et de blues ésotérique au sludge rock du trio. Pas facile à digérer pour l’amateur fermé d’esprit, mais ô combien rafraîchissant pour celui qui cherche un petit élan de créativité. La relecture de I Want To Hold Your Hand réussit même à faire sourire, ce qui est un exploit en soi. Un classique Melvins? Non. Un petit trip du band partagé avec ses fans, un beau moment à ne point bouder.

 

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s