Top Anglo 2017

Une pluie d’albums a déferlé dans notre univers philozique cette année. Plusieurs de ceux-ci ont trouvé oreille chez nos collaborateurs. Il est très difficile, voire périlleux, de bâtir un palmarès exact du meilleur et du plus méritant, tout étant une question d’appréciation au final. C’est bon ou très bon? La réalisation est à la hauteur? Nous l’avons écouté un peu, beaucoup ou énormément? Ça reste dans la tête longtemps ou ça disparaît rapidement? Ça influence quelqu’un quelque part? Ça innove? Ça surprend? Ça donne le goût de découvrir un genre ou un sous-genre? Y avait-il des attentes ou pas? Voilà, un paquet de facteurs s’invitent au party de fin d’année, ce qui donne une saveur bien particulière à ce palmarès ultime de 2017.

Contrairement à notre crème francophone de 2017, nous débutons l’exercice en vous dévoilant le récipiendaire de la première place. Roulement de tambour et applaudissements pour l’album de l’année…

MASTODON – EMPEROR OF SAND

Même si cette dernière rondelle de Mastodon n’a pas plu à tous les fans de la première heure, elle a su hisser la formation de Géorgie au niveau supérieur pour plusieurs. À preuve ces nombreux spectacles en tant que tête d’affiche dans de plus en plus grandes salles à travers le monde. Cet album s’est mérité la deuxième place du podium de MA Rush ainsi que moult reconnaissances dans multiples revues et sites spécialisés un peu partout sur le globe. Des guitares inspirées, des rythmes endiablés et un jeu de voix exceptionnel ont su nous impressionner du début à la fin. Mastodon a puisé dans tout ce qu’il faisait de bien depuis près de vingt ans pour créer un tout cohérent et harmonieux. Un chef-d’oeuvre sous-estimé qui a pris tout son sens en live, comme nous l’avons constaté le 9 octobre dernier au Métropolis. (Philozique)

 

PALLBEARER – HEARTLESS

Après quelques écoutes de Heartless, nous savions que Pallbearer se hisserait dans notre top philozique de l’année; restait à savoir à quelle position. Plus l’année avançait, plus les morceaux s’incrustaient dans nos têtes, plus il devenait évident que cette galette flirterait avec les plus hauts sommets. Du doom harmonieux, intelligent, humain, lent, savamment sale et gras; un tel équilibre ne peut que nous émouvoir. À un cheveu de détrôner Mastodon au sprint final… Si vous aviez aimé les précédents efforts de la formation, celui-ci vous plaira. Si vous ne les connaissais pas, qu’attendez-vous pour sauter dans le train Pallbearer? (Philozique)

TAU CROSS – PILLAR OF FIRE

Tau Cross avait remporté la palme philozique en 2015, les attentes étaient donc très élevées à l’endroit de ce Pillar of Time. Pourtant, nous ne savions même pas si un deuxième album de ce projet verrait le jour après le premier… Tout cela pour dire que ce nouvel effort du Baron Miller et de ses potes (dont notre héros local, Away) ne nous a point déçus. Au contraire, il se mérite la troisième place de notre podium. Du rock plus heavy que le précédent sans renier les racines hardcore du band. Pillar of Time est-il aussi pertinent que son prédécesseur? La réponse est oui. Du gros stock une fois de plus. Cependant, l’oeuvre est un peu plus touffue et demande plusieurs écoutes avant d’être totalement apprivoisée. Ne nous leurrons pas, Tau Cross ne bâtit pas sa musique sur des structures complexes et ne mise pas sur la virtuosité de ses membres, cependant cette formation crée une ambiance assez unique avec ses rythmes, le son de ses guitares, la lourdeur de sa basse et de sa batterie, la voix particulière de Miller et les thématiques flirtant de près ou de loin avec le sci-fi-post-apocalyptique. (Philozique)

DEAD CROSS – DEAD CROSS

Quel OVNI arrivé de nulle part que ce projet comprenant deux vedettes de la scène métal des 30 dernières années : Mike Patton, chanteur vedette de Faith No More, et Dave Lombardo, ancien batteur virtuose de Slayer. D’une durée de seulement 28 minutes, cet album est comme un coup de massue en plein visage, un chaos organisé, un capharnaüm d’une intensité rarement entendue. Il s’agit d’un mélange de Hardcore, de Thrash Métal et de Punk qui ne vous laissera pas indifférent: on aime ou on déteste ! Ceci dit, à la rédaction de Philozique.com, nous avons adoré. Il y quand même des mélodies accrocheuses sur l’album, grâce, bien entendu, aux talent de Mike Patton. Du très bon bruit. (MA Rush)

 

DEATH FROM ABOVE – OUTRAGE! IS NOW

Ce duo torontois formé du bassiste et claviériste Jesse F. Keeler et du batteur-chanteur Sebastien Grainger nous a littéralement charmés cette année. Quelle ne fut pas notre surprise lorsque nous avons réalisé qu’il n’y a pas de guitariste dans le groupe! Ces magnifiques riffs distortionnés et contagieux entendus sur l’album proviennent plutôt de la basse de Keeler qui utilise une panoplie d’effets intéressants pour nous accrocher. La voix et les mélodies de Grainger de même que sa batterie nerveuse à la Keith Moon complètent à merveille cet album qui nous rappelle parfois une version sur le Red Bull des Whites Stripes ou des Black Keys. Si vous ne ressentez pas un besoin de vous dandiner sur la pièce Freeze Me, consultez rapidement… (MA Rush)

BODY COUNT – BLOODLUST

Qui aurait cru qu’un jour Body Count serait de retour en si grande forme? Vingt-cinq ans après le provoquant et délicieux Body Count, la formation nous sort cette année ce très surprenant Bloodlust. Malgré la parution de certains albums entre les deux ci-haut nommés, Body Count était un peu demeuré le projet rock de Ice-T qui avait frappé un coup de circuit sur le premier lancer, that’s it. Peu de gens ont suivi l’aventure même si certains trucs de 1994 à 2014 valaient l’écoute. Puis il y a eu Manslaughter et sa tournée, un certain vent d’enthousiasme soufflait; serait-ce suffisant pour rallumer la braise? Nous vous le confirmons: oui! Du rock lourd aux accents rap et hardcore, sans oublier les textes provocateurs; ça ne peut que nous plaire. (Philozique)

EVIL INVADERS – FEDD ME VIOLENCE

Nous ne connaissions pas ce band avant cet incroyable Feed Me Violence, nous en sommes presque gênés! Evil Invaders nous ramène la vigueur et l’agressivité du thrash et du speed des années ’80 tout en demeurant un groupe très actuel. La fougue de ce quatuor belge est rafraîchissante et décapante. Mal de cou assuré à l’écoute de pièces telles Mental Penitentiary, As Life Slowly Fades et Oblivion tellement le headbanging s’impose de lui-même. Un groupe à suivre pour longtemps! (Philozique)

OHHMS – THE FOOL

L’Angleterre regorge de bons groupes qui, malheureusement, ne deviennent pas très connus en Amérique. Ohhms n’apparaissait pas souvent pas souvent dans les discussions par ici avant la parution de ce merveilleux opus nommé The Fool. Cet album propose un rock lourd aux accents stoner, doom et post-metal. Six titres de qualité, dont The Magician et The World qui ont joué en boucle dans nos playlists, sans oublier la colossale The Hierophant, une pièce-voyage de plus de 21 minutes pour conclure l’album. (Philozique)

PROPHETS OF RAGE – PROPHETS OF RAGE

Ne pas inclure cette galette aurait été un peu malhonnête tellement nous l’avons écoutée en 2017. Voyez-vous, ce projet est tellement différent du reste de notre sphère musical qu’il devient difficile de bien l’évaluer, voir de bien le comparer. Du funk-rock version Morello, DJ Lord, Chuck D, B-Real, Tim Commerfold et Brad Wilk. Le son Rage Against The Machine enveloppe l’ensemble bien évidemment, mais la touche hip-hop et revendicatrice de Public Enemy et Cypress Hill ajoute une dimension festive et dansante à l’oeuvre. En résumé, Prophets of Rage réussit à créer une ambiance de party sans négliger les messages politiques et sociaux qu’il veut passer.

P-S: Mon frère Phil n’apprécie pas vraiment, ce qui ajoute à mon plaisir! (Roos Spekto)

ENSLAVED – E

Pour conclure ce palmarès anglophone de 2017, il fallait absolument intégrer ce puissant album de la formation Enslaved, E. Sérieusement, il pourrait flirter avec les médaillés du podium, mais son style particulier ne plaît pas à tous dans l’équipe. Les racines black metal en effraient quelques-uns plus frileux alors que la créativité plus progressive et psychédélique peut rebuter certains fans de la première mouture. Ceci dit, ce virage n’est pas nouveau non plus. Peut-être plus assumé, mais pas nouveau, non. The River’s Mouth, Axis of the Worlds, Feathers of Eolh et What Else is There ont de quoi en déstabiliser plus d’un pour des raisons bien différentes. Ici, nous adorons! (Philozique)

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