Les 30 ans du Serpent-Poodle

Une chronique de MA Rush

C’est en avril 1987 qu’arrivait dans les bacs l’album éponyme de la formation britannique Whitesnake. Il est indéniable que ce long-jeu a connu un succès spectaculaire tout en renforçant les préjugés envers la vague glam-métal.

Le leader de la formation, le chanteur et parolier David Coverdale, était déjà, en 1987, un vétéran de la musique Rock, ayant chanté au sein de Deep Purple entre 1974 et 1976 et ayant lancé plusieurs albums sous le nom de Whitesnake depuis 1978. L’album précédent, Slide it In, avait connu un succès mitigé et Coverdale avait ainsi décidé de congédier tous les membres de son groupe pour repartir à neuf en 1985. Il a donc embauché le guitariste John Sykes, le batteur Aynsley Dunbar et le bassiste Neil Murray, en plus du claviériste Don Ayrey. Coverdale et Sykes se sont ensuite réunis en France pour écrire les chansons. L’enregistrement de l’album a été chaotique, Coverdale ayant eu des problèmes graves aux sinus durant 6 mois, ce qui a impatienté Sykes qui a même songé à embaucher un autre chanteur! Coverdale a par la suite congédié Sykes et le producteur Mike Stone pour les remplacer par le producteur Keith Olsen et le guitariste Adrian Vandenberg (pour le solo de Here I Go Again) et ainsi terminer l’album.

Peu de temps après sa sortie, l’album atteignait la 2e place du palmarès Billboard et deux chansons ont assuré le succès des ventes en cartonnant au palmarès : Here I Go Again (1re place) et Is This Love (2e place). Deux chansons de l’album, Crying in the Rain et Here I Go Again étaient déjà apparues sur l’album Saint and Sinners paru en 1982 mais Coverdale était convaincu qu’elles seraient mieux reçues avec un enregistrement plus moderne. Il a eu raison pour Here I Go Again qui a contribué aux ventes des 8 millions de copies de l’album aux États-Unis seulement! Dans l’ensemble, on peut dire que l’album était très solide: les chansons sont accrocheuses, les guitares de Sykes sont mordantes, la voix de Coverdale est très virile et la production de Olsen et Stone se trouve juste sur la frontière entre le Métal et la musique Pop, ce qui a grandement contribué aux succès commercial du disque.

Pour les clips et la tournée, Coverdale a embauché de nouveaux musiciens en plus d’Adrian Vandenberg: Vivian Campbell à la guitare, Rudy Sarzo à la basse et Tommy Aldridge à la batterie. Ceci dit, tout le monde se souvient de la vedette des clips de l’album pour les chansons Is This Love, Still of the Night et Here I Go Again : il s’agissait de la conjointe de Coverdale en 1987, la mannequin Tawny Kitaen. La demoiselle se servait de ses charmes pour donner un côté très sexy à la musique du groupe, ce qui a contribué à renforcer les préjugés des critiques qui qualifiaient déjà le mouvement Glam Rock de « Cock Rock ».

Ceci dit, 30 ans après sa sortie, l’album s’écoute encore très bien et demeure un plaisir coupable pour de nombreux amateurs de Hard Rock et de Métal, dont MA RUSH lui-même, même si la coupe caniche de Coverdale a très très mal vieilli…

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