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chronique Guy L.

Je m’appelle Guy

Clairement inspiré de la chanson Je m’appelle Guillaume et de l’actualité web, je me suis permis cette chronique atypique afin de libérer mon semblant de conscience. À prendre au premier ou au deuxième degré selon votre humeur et votre intérêt.

Je vous épargne le passage de ma jeunesse et de toute ma vie avant ce fameux 3 mars 2016, jour de ma renaissance. Il s’agit d’un passé bien enterré; nulle envie de le remuer de mon côté. Aux toilettes des Katacömbes, après une soirée forte en émotions, les frères Spekto m’avaient aidé à ne pas me noyer dans ma mare de vomi. Une amitié est née avec ces gars et le reste de l’équipe philozique au fil du temps. On ne m’a pas jugé, on m’a donné un coup de pouce pour me remettre dans un chemin plus droit et on m’a permis d’écrire des chroniques musicales ici. Aujourd’hui, je déborde de ce cadre et j’en suis fort reconnaissant. Merci Philozique, merci les lecteurs.

L’ami Beauregard se crisse de bien des choses dans la chanson ci-haut mentionnée, même qu’on se crisse de son nihilisme et de son athéisme. Je pense que c’est la bonne attitude en général, surtout lorsqu’on sent qu’une forme de débat est pratiquement impossible autour de soi. Pourquoi s’en faire tant que ça rendu là? Un certain psycho-pop jadis à la mode aimait nous parler de son concept du lâcher-prise, vous vous souvenez? Il n’avait pas tort le v’limeux! À quoi bon débattre, se fendre en quatre ou vider sa dose d’énergie inutilement quand le script ne peut-être changé? Sérieusement, il vaut mieux s’en crisser et passer à autre chose. Savoir s’épargner est précieux. Choisir ses batailles, oui, mais encore. Choisir le lieu des batailles aussi.

Je remarque que peu de gens montrent de l’ouverture dans les discussions, réelles ou virtuelles, par les temps qui courent. Il y a le blanc d’un côté et le noir de l’autre, comme il y a toujours eu, mais aussi ces tons de gris qui ne se mélangent plus tant que ça. Un coup la position est choisie, les gens semblent se camper de façon définitive. « Je suis plutôt au centre alors je suis ouvert! » Euh, pas vraiment si on ne peut plus discuter, si tu cherches juste à me convaincre, à me balancer tes arguments, à te braquer à la moindre nouvelle proposition. Où est passée la notion d’échanges constructifs ma foi?

Je m’appelle Guy et j’aime beaucoup la musique. Cette passion m’a fait rencontrer plein de gens et plein d’univers. Je ne suis pas un grand philosophe ni un fin penseur, je ne suis qu’un homme à la recherche du simple bonheur. J’adore discuter entre deux shows avec la foule de passionnés. La joie est au rendez-vous, personne ne cherche à démontrer sa supériorité, à rire des autres ou à faire déraper la soirée; pourquoi devient-on différent en sortant de la salle de spectacle? Quand j’étais jeune, on me disait que les arénas et les salles de spectacle existaient pour nous permettre de nous défouler. Depuis quelques années, j’ai l’impression que c’est rendu le contraire: on s’y rend pour trouver le bonheur et une paix intérieure! C’est la vie de tous les jours qui est devenue le champ de bataille et du défoulement collectif. C’est triste. J’aimerais bien m’en crisser aussi, mais c’est pas toujours facile. À défaut d’un « aimez-vous les uns les autres », pourrions-nous au moins adopter en tant que société un « respectons-nous les uns les autres »? Merci!

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