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chronique musique

Combat #5: STP ou RATM?

LE CHOIX DE MA RUSH: STONE TEMPLE PILOTS

Pour ce cinquième comparo de la saison, l’équipe a décidé de sortir des boules à mites deux parutions de 1996, à savoir Evil Empire de Rage Against the Machine et Tiny Music… Songs from the Vatican Gift Shop de Stone Temple Pilots. Mon choix s’arrête sur Tiny Music de STP même si l’album de RATM demeure une très respectable galette…

La bande à Zach de la Rocha et à Tom Morello faisait donc paraître ce deuxième album, Evil Empire, après le succès monstre du premier album paru en 1992 et écoulé à trois millions de copies aux États-Unis. On retrouve la même formule que sur le premier long-jeu, à savoir un habile mélange de Hip Hop et de Métal, avec les puissants riffs et les sons bizarres de Tom Morello d’une part, et les paroles engagées et de gauche de Zach de la Rocha d’autre part. Il y quelques missiles sur l’album, comme People of the Sun, Snakecharmer, et bien sûr, Bulls on Parade. Mon seul problème avec l’album, c’est que les morceaux d’Evil Empire auraient pu se retrouver sur le premier album sans que l’on s’en aperçoive, même si la production semble un peu plus sèche sur Evil Empire. En fait, on ne peut pas vraiment dire que le groupe a beaucoup évolué entre son premier et son dernier album paru en 2000…

Tiny Music était le troisième album de Scott Weiland avec les frères Deleo. L’année 1995 avait été marquée par le début des véritables problèmes de Weiland avec l’héroïne et la cocaïne et l’arrestation de Weiland avait failli torpiller la production de l’album. Malgré ces embûches, les gars de STP ont réussi à produire un album joyeux et déstabilisant qui détonne par rapport aux deux premiers du groupes. L’influence du Rock des années 60 est très présente sur l’album, tout comme des touches de glam Rock des années 70, de même que du Jazz et du Bossa Nova. Les 4 simples de l’album, à savoir Big Bang Baby, Lady Picture Show, Tumble in the Rough et Tripping on a Hole in A Paper Heart représentent très bien l’aspect mélodique de l’album qui s’éloigne vraiment du côté grunge des deux précédents… Je dirais qu’il s’agit de l’album ‘’Beatles’’ de STP…Il s’est bien sûr moins bien vendu que les deux précédents, l’absence d’une tournée et les problèmes de Weiland n’ayant pas du tout aidé à populariser davantage l’album qui demeure possiblement le disque le plus sous-estimé de la formation de San Diego.

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LE CHOIX DE ROOS SPEKTO: RAGE AGAINST THE MACHINE

Étais-tu né en 1996? Si oui, avais-tu des dents? du poil? ta majorité? Mettons que c’était une époque amusante pour le jeune adulte ouvert que j’étais, surtout que je fréquentais les bars rock. On y mélangeait tous les styles et c’était parfait de même sur le dance floor. Faut croire que Philozique est nostalgique pour nous balancer ces deux gros canons-là! Deux albums moins populaires que leurs prédécesseurs par contre…

Connaissant MA Rush, il a dû choisir au final STP pour diverses raisons et il a sûrement insisté pour qu’on ajoute le clip de Big Bang Baby à la fin de sa partie; il a parfois de drôles de fantasmes mon ami biker. Cela dit, ce Tiny Music… est solide en ta comme dirait Moose Dupont; tu ne peux pas me contredire là-dessus, amateur de musique lettré! Je l’ai d’ailleurs probablement plus écouté que tous les albums de RATM réunis, mais le nombre d’écoutes ne fait pas foi de tout, n’est-ce pas? J’ai donc réécouté une dizaine de fois les deux albums de cette confrontation, et malgré certains canons du troisième opus de STP, dont la plus que sublime Adhesive, le Evil Empire remporte les honneurs du combat.

People of the Sun ouvre merveilleusement bien l’album puis la grosse claque, Bulls on Parade, passe une combinaison jab-jab-jab au corps-crochet de gauche aussi sournoise que ta grand-mère vicieuse un soir de beuverie. Ce rap-metal-alternatif te rentre dedans, bousille ton intérieur puis oblige tes membres à bouger. Tu hoches de la tête, pioches du pied et secoues ton bassin. Vietnow disparaît et laisse l’uppercut nommé Revolver te passer le knockout. Ma toune préférée de RATM, celle qui me déchire l’âme à chaque putain d’écoute, c’est celle-là.

Le reste de l’album est loin de finir dans la mollesse avec Snakecharmer, Tire Me, Down Rodeo et cie. La guitare unique de Tom, le chant semi-spoken word de Zack et les rythmes de Brad et Tim le font de A à Z sur cette galette de plus de quarante-six minutes. La dernière pièce, Year of tha Boomerang, est peut-être celle que j’ai le moins tendance à fredonner, mais son côté dissonant et sa finale échevelée réussissent néanmoins à me plaire. Du gros stock à réécouter, surtout si ça fait longtemps que tu le laisses prendre la poussière dans un coin obscur de ton appartement.

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