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La Petite Vite de Roos Spekto

Patient lecteur, comment vas-tu? Mieux que moi j’espère. J’ai tellement l’impression d’être dans une spirale descendante comme dirait Trent Reznor, t’as pas idée. Ça explique d’ailleurs mon récent silence. Justement, c’est peut-être pour ça que mon frère a pensé m’inviter chez lui samedi soir. Comme j’avais soif en milieu d’après-midi, je me suis rendu chez Avant-Garde, là où la bière est bonne et le parking, déneigé. Ce détail n’est jamais insignifiant le lendemain d’une tempête, fie-toi à mon expérience. Il faut croire que les gosiers de mes amis Pousty et MA Rush souffraient également puisqu’ils étaient déjà attablés et servis. Je me suis commandé une pinte de Fashionista en écoutant MA Rush pester contre la CAQ et sa loi 40. Le serveur avait manifestement le goût de s’asseoir avec nous mais le devoir l’appelait ailleurs. Heureusement qu’on avait souvent besoin de ses services, cela lui permettait de participer au débat de temps en temps.

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Vers 17h30, nous étions chez Rio et plein de bonnes choses nous attendaient, de belles personnes aussi. Nous avons bu plusieurs produits à plus de 10% d’alcool et mangé suffisamment pour nous bâtir un fond plutôt acceptable. MA Rush tentait de nous convaincre de goûter à sa saucisse, sans succès. De toute façon, il fallait partir. Où allions-nous te demandes-tu? Au 1611 St-Clément, curieux personnage. Dans un sous-sol d’église qui m’a rappelé certaines réunions de mon obscur passé. Nous avions marché une douzaine de minutes (il me semble) en bravant le froid mordant; puis, dès notre entrée, la chaleur de la place a activé les derniers millilitres de boisson dans mon cerveau. Pour être honnête avec toi, ça tournait sur un joyeux temps là-dedans. Avec les lumières qui m’aveuglaient partiellement, je flottais quelque part entre la réalité et la fiction.  C’était tellement intense que Pousty m’a installé de force sur une chaise et m’a galamment libéré de mon manteau. Rio me jalousait un brin, c’était flagrant.

Tout juste avant le premier combat de lutte de la soirée, j’observais la foule et je me demandais sur quelle planète j’avais atterri. Du monde bien sympathique, mais dangereusement dedans si tu comprends ce que je veux dire. Du monde prêt pour le show. Du monde qui participe à la patente. Du monde qui décide de croire ce qui se passe sur le ring. Parlant de dangereux, parmi le public en délire se trouvait le sosie du seul gars sur la Terre qui aime le film Les Dangereux, tsé l’espèce de flop de 2002 avec Véronique Cloutier? C’était peut-être lui, remarque bien. En tout cas, il était dangereusement en forme tout au long de la soirée lui aussi. Je te répéterais pas tout ce qu’il a dit, la censure risque de me frapper! Je peux pas croire que les pauvres enfants du quartier ont entendu tout ça…

Si tu ne sais pas de qui il s’agit, voici sa photo et le lien pour écouter son balado des Dangereux:

Résultat de recherche d'images pour "les dangereux"

Le Balado des Dangereux

Pousty prenait vraiment soin de moi. Entre chaque combat, il arrivait avec une nouvelle canette de coke, version enrichie de Kraken. Plus les combats se succédaient, plus la portion de rhum épicée gonflait, plus mon esprit valsait. Les visages des lutteurs se transformaient au fil de mes humeurs. Sur le ring, François Legault a mangé une volée, puis Roberge a passé un mauvais quart d’heure, suivi du policier roux qui a arrêté mon frère au show des Goules il y a deux ans. Il y en a eu d’autres mais ma mémoire me fait défaut. Ma mémoire est sélective en fait. Je veux juste pas te nommer des boomers pis des parvenus qui se font aller le mâche-patate virtuel sur les réseaux sociaux, tu me suis?

La soirée allait bon train, trop bon train. Je m’imaginais dans le feu de l’action réglant certains comptes et j’oubliais de plus en plus où j’étais réellement. Le grand Dieu, sa douce, Rio, Dolly, Pousty et MA Rush donnaient eux aussi un bon show, surtout le dernier avec sa bien entamée Oh Henry! Puis c’est là qu’a eu lieu le déraillement. Le sosie dangereux a crié une insanité, mon frère en a rajouté une monstrueuse couche… et un des protagonistes a décidé que c’en était assez: « Toé, mon asti de cornet, t’a fermes-tu ta yeule? » J’ai mal saisi la nuance, j’ai vu rouge, j’ai explosé…

J’ai retrouvé mes esprits un peu plus tard, mi-étendu sur un banc de neige inégal, entouré des miens qui n’avaient pas l’air très fiers de moi. Ils m’ont relevé, forcé à marcher pendant de longues minutes et supplié de ne pas tenter d’aller rejoindre ma Spektomobile pour la nuit. Le Kraken avait eu raison de moi, je n’ai donc pas insisté et le divan de rio est devenu mon lit du moment.

Gens de Hochelaga, veuillez accepter mes excuses, je saurai me contenir la prochaine fois!

lutte

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